Le silence des Nations
Frappes aériennes, silence diplomatique, érosion du droit : entre résignation et courage, l’humanité vacille. Ce poème questionne l’acceptation tacite d’un monde où la force supplante la règle et où le silence devient complice.
Introduction
À l’heure où les frappes dites « préventives » redessinent
les équilibres du Moyen-Orient et où le droit international semble céder devant
la loi du plus fort, une question essentielle demeure : que vaut encore l’ordre
mondial lorsqu’il se tait face à l’escalade ?
Ce poème est né de cette inquiétude. Il ne se limite pas à
une lecture conjoncturelle des événements ; il interroge le silence des
puissances, la normalisation de l’unilatéralisme et l’effritement progressif
des principes universels. Au-delà des États et des stratégies, c’est la
responsabilité collective qui est en jeu.
Ombre ou Lumière : le Choix
Un monde en cendres, un souffle éteint,
Deux astres sombres qui tracent leur chemin.
Dans l’ombre des bombes, l’humanité vacille,
Un théâtre muet où l’espoir s’effile.
Les nations, spectatrices d’un drame sans fin,
Statues figées sous un ciel incertain.
Le droit s’effondre, pilier de sable,
Sous le poids des égoïsmes impitoyables.
Deux loups vêtus de justice feinte,
Déchirent la nuit d’une frappe éteinte.
Chaque missile, un cri dans le vide,
Chaque impact, un silence morbide.
Et l’Iran, pris dans l’étau de l’histoire,
Résiste, s’enferme, nourrit son désespoir.
Le feu qu’on attise, loin de l’éteindre,
Allume des flammes qu’on ne peut contraindre.
Où sont les voix des sages, des justes ?
Pourquoi ce silence, si lourd, si injuste ?
Les grandes capitales, jadis phares éclatants,
Sont devenues des ombres, des échos vacillants.
La paix, fragile, se brise sous les coups,
Un rêve épars, un murmure dissous.
Elle n’est pas dans les armes, ni dans la peur,
Mais dans le courage de tendre un cœur.
Ô monde, miroir brisé de nos âmes,
Ton silence est un feu qui consume les flammes.
L’avenir s’écrit dans l’ombre ou la lumière,
Et chaque choix façonne notre terre.
Alors, dis-moi, humanité vacillante,
Quel héritage veux-tu que le futur chante ?
Un monde de lois, d’espoir, de justice,
Ou l’abîme froid d’une nuit complice ?
Conclusion
Il ne s’agit pas seulement d’un conflit régional. Il s’agit
d’un moment révélateur. Lorsque la force devient norme et que le silence
remplace le droit, c’est l’architecture même de la souveraineté égale entre
nations qui se fissure. Reste alors une question simple et universelle :
choisirons-nous l’ombre de l’arbitraire ou la lumière du courage collectif ?
Mustapha STAMBOULI
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